Son parcours, de Clermont-Ferrand à l’apogée du peloton, fascine toujours autant.
De coureur téméraire à directeur d’exception, Géminiani a marqué l’histoire et les cœurs.
Dès ses débuts professionnels en 1946, Raphaël se démarque par son agressivité et sa hargne de grimpeur. Surnommé « Le Grand Fusil » par Louison Bobet, il empoche notamment le maillot de meilleur grimpeur du Tour de France en 1951, termine deuxième du général la même année et remporte sept étapes entre 1949 et 1955. Sa complicité avec Bobet, puis avec Fausto Coppi et Jacques Anquetil plus tard, fait de lui un acteur majeur des grandes épopées des années 50.
Actif jusqu’à la fin
Après sa retraite en 1960, Géminiani devient directeur sportif, guidant Anquetil vers ses victoires dans les années 60 et 70. Homme de caractère, il introduit la publicité extra-sportive en cyclisme, associant son nom à Saint‑Raphaël et fondant l’équipe qui porte ce sigle. Tout au long de sa vie, il conserve un esprit truculent et une légendaire gouaille, immortalisant des anecdotes savoureuses, jusqu’à son décès en juillet 2024 à 99 ans.
Raphaël Géminiani reste une figure imposante : Auvergnat attachant, coureur audacieux, directeur influent, il a marqué à jamais l’histoire du cyclisme français. Une légende dont l’écho résonne encore dans les montées et les mythes du peloton.


