L’Ukrainienne Krystyna Sirenko, plasticienne engagée, est connue pour avoir transformé sa peur des chiens errants en thème artistique puissant. À travers eux, elle explore les phobies personnelles et collectives, proposant à Clermont-Ferrand une série de toiles où ses chiens symboliques voyageront dans la ville, respirant la sécurité retrouvée. Cette résidence offre à l’artiste un souffle créatif après les violences de la guerre, tout en ouvrant une réflexion sensible sur la peur et la résilience.
De son côté, l’Anglaise Julia Roy-Williams, designer et éducatrice, travaille à la frontière de l’art et du recyclage. Formée à la bijouterie, elle façonne des œuvres en plastique réutilisé pour en faire une « géologie du futur ». À Clermont, elle souhaite interroger le lien entre nature et matière humaine, en proposant aussi des ateliers participatifs au Centre Anatole France et dans le Jardin Lecoq. Son approche artistique, résolument tournée vers l’éveil écologique, donne une dimension pédagogique à la résidence.
À travers ces résidences croisées, Clermont-Ferrand renforce ses échanges internationaux tout en plaçant l’art au cœur des enjeux de société, entre mémoire, environnement et transmission.


