Créé en 1903 par le journal L’Auto, le Tour de France est bien plus qu’une épreuve cycliste : c’est un monument du sport mondial. Né pour relancer les ventes d’un quotidien, il est devenu un feuilleton d’été que des millions de Français suivent, chaque année, sur les routes, à la télévision ou dans la presse. Le Tour raconte l’histoire d’un pays, de ses paysages, de ses héros en maillot jaune et de ses drames collectifs. Il a survécu aux guerres, traversé les époques et vu passer les plus grands noms du cyclisme, de Coppi à Hinault, d’Indurain à Pogacar.
Une ferveur populaire
Mais ce qui fait battre le cœur du Tour, c’est sa ferveur populaire. Chaque été, des familles entières se massent le long des routes, souvent depuis l’aube, pour apercevoir la caravane publicitaire puis le peloton lancé à vive allure. C’est un moment de communion, de fête locale et d’émerveillement. On y retrouve une France rurale, hospitalière, curieuse, qui fait la ola dans les virages, offre de l’eau aux coureurs, et vit à l’heure du Tour le temps d’une journée.
L’étape locale
Cette année, la 10e étape, disputée le 14 juillet entre Ennezat et Le Mont-Dore, promet une intensité toute particulière. Avec 165,3 km et 4500 mètres de dénivelé positif, ce sera un premier grand test pour les favoris. Le décor auvergnat, entre volcans et forêts, offrira une toile de fond spectaculaire à cette étape qui, un jour de Fête nationale, pourrait bien faire basculer le classement général… et enflammer les cœurs.


