Première ligne de front face aux exigences des clients, aux contrôles fiscaux, sociaux, sanitaires, environnementaux ou numériques, le dirigeant jongle avec un millefeuille réglementaire souvent absurde. À cela s’ajoute une législation du travail de plus en plus complexe, parfois déconnectée des réalités économiques, où les droits des salariés s’empilent sans que les responsabilités de l’employeur soient allégées. Et pendant ce temps, les échéances tombent : salaires, charges, loyers, fournisseurs. Le chef d’entreprise n’a pas le droit à l’erreur. Il avance, coûte que coûte.
Exit le super héros
Mais derrière la fonction, il y a un être humain. Un homme ou une femme qui, comme tout un chacun, a besoin de se ressourcer. Prendre du temps avec sa famille, retrouver son couple, rire avec des amis, couper quelques jours ou quelques semaines pour dormir, lire, marcher, s’ennuyer même. Le chef d’entreprise n’est pas une machine. S’autoriser des vacances, c’est retrouver de l’énergie, reposer son mental, et mieux repartir. Car ce qu’il gagne – souvent peu, compte tenu des responsabilités – ne se mesure pas uniquement en euros, mais aussi en temps de vie, en liberté et en sérénité retrouvée.
Alors oui, cet été, laissons-les partir. Ce n’est pas une fuite, c’est une respiration. Et sans doute, la condition pour continuer à entreprendre.


