Objet rarissime, la Pascaline mise aux enchères fait partie des neuf exemplaires répertoriés dans le monde. Conservées pour la plupart au Musée des Arts et Métiers de Paris, au Muséum Henri-Lecoq de Clermont-Ferrand, ou encore dans les collections de Dresde et Bonn, ces machines à calculer sont considérées comme les premières de l’histoire.
L’exemplaire proposé par Christie’s provient de la collection privée de Léon Parcé (1894-1979), grand spécialiste de Pascal. Sa particularité ? C’est le seul modèle connu destiné aux calculs d’arpentage, permettant de mesurer toises, pieds et pouces.
Une invention née de la nécessité
Blaise Pascal, né à Clermont-Ferrand en 1623, n’avait que 19 ans lorsqu’il imagina cet instrument pour assister son père Étienne Pascal, alors chargé de remettre de l’ordre dans les comptes fiscaux de Normandie. Pour la première fois dans l’histoire, le calcul mental était mécanisé grâce à trois types de machines :
- décimales (additions, soustractions, multiplications, divisions),
- comptables (opérations monétaires),
- arpentage (mesures de distances et de terrains).
Une mise en lumière mondiale
Avant la vente, la Pascaline sera exposée au public dans plusieurs villes :
- à Paris du 10 au 23 septembre puis du 13 au 19 novembre,
- à New York du 11 au 15 octobre,
- à Hong Kong du 23 au 29 octobre.
Parallèlement, Christie’s proposera également des ouvrages précieux issus de la même collection, dont une quinzaine de volumes des Pensées de Pascal, estimés entre 200 000 et 300 000 euros, ainsi que des écrits de Descartes, Newton et Montaigne.
Le Muséum Henri-Lecoq, qui possède déjà deux Pascalines, aurait rêvé d’enrichir sa collection avec ce modèle unique. Mais face à une telle estimation, seuls de grands collectionneurs privés ou des institutions muséales internationales pourraient se porter acquéreurs.


