Comment réagir face à une catastrophe qui fait des dizaines de victimes en quelques minutes ? Pour les services de secours, ces scénarios ne sont pas que de la fiction. Ils s’y préparent avec sérieux grâce au plan NOVI, pour « NOmbreuses VIctimes », un dispositif d’urgence activé en cas d’événement majeur : accident de car, explosion, effondrement, attaque terroriste…
Mais face à l’imprévisible, il n’y a pas de place pour l’improvisation. D’où l’intérêt des exercices NOVI grandeur nature, organisés régulièrement dans différents territoires. Leur objectif : tester, en conditions réelles, la réactivité, la coopération interservices et la fluidité des prises en charge médicales et psychologiques.
Mobilisation des secours
Sous l’autorité du préfet, le plan NOVI mobilise l’ensemble des acteurs du secours et de la sécurité : SAMU, pompiers, forces de police et de gendarmerie, mais aussi les cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP). Tous sont appelés à coopérer rapidement, efficacement, pour sauver un maximum de vies.
Ces simulations, souvent impressionnantes par leur ampleur, permettent d’éprouver les dispositifs de tri des blessés, de coordination des secours, d’acheminement vers les hôpitaux, ou encore de sécurisation de la zone par les forces de l’ordre. La présence des cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP) est également essentielle pour simuler la gestion des proches ou des victimes choquées.
Se préparer pour agir
Au-delà de la technique, ces entraînements renforcent une culture commune de l’urgence entre professionnels aux métiers et cultures opérationnelles parfois très différentes. Pour les autorités, c’est aussi l’occasion d’ajuster les plans et de tirer des enseignements concrets, dans un contexte où chaque minute compte, et où l’anticipation peut sauver des vies.


