Ces lignes aériennes, particulièrement celle vers Porto, jouissent pour autant d’un fort taux de remplissage, attirant des milliers d’Auvergnats et Clermontois chaque année, notamment au sein de la communauté portugaise locale. Leur disparition ne représente pas seulement une perte d’options de voyage : c’est un coup dur pour l’attractivité du territoire et le tissu économique local. Les connexions aériennes sont un vecteur clé de mobilité, d’échanges professionnels, de tourisme et d’investissement pour une région qui cherche à renforcer sa position dans un tissu national et européen compétitif.
Fiscalité inconsciente
Pour Ryanair, ce retrait n’est pas une décision isolée mais l’effet d’une politique fiscale devenue insoutenable. La compagnie a pointé du doigt l’augmentation drastique de la taxe dite de solidarité sur les billets d’avion votée dans la loi de finances 2025, qui a vu cette taxe tripler pour certains vols. Dans un modèle économique où chaque euro compte, cette surcharge aérienne, qui pèse directement sur les prix des billets, rend la France beaucoup moins compétitive face à d’autres pays européens et rend les lignes régionales non rentables ou fragiles.
Où sont les politiques ?
Mais au-delà de la fiscalité nationale, c’est aussi un manque d’influence des pouvoirs publics locaux qui se pose. Entre absence de riposte coordonnée et voix insuffisamment entendues à Paris, mieux défendre ces infrastructures vitales aurait sans doute demandé davantage d’anticipation et de tact politique. Aujourd’hui, Clermont-Ferrand subit une nouvelle difficulté qui compromet encore un peu plus son rayonnement, sa connectivité et sa capacité à rivaliser avec d’autres régions.


