Car c’est bien de cela qu’il s’agit : un désengagement massif, diffus, presque devenu banal, des acteurs territoriaux. Les services publics ne répondent plus, ni dans les délais, ni parfois sur le fond. Les demandes les plus simples se transforment en parcours du combattant, faute de bon sens, de disponibilité ou simplement d’envie de traiter ce qui relève pourtant de leur mission première : servir le public.
S’avoir s’engager
Et la critique n’épargne pas également les élu(e)s. Absorbé(e)s par la gestion permanente des scrutins, par la préparation, la pré-campagne, la campagne, la post-campagne. Ces élu(e)s finissent par oublier l’essentiel : décider ; prendre position ; assumer. Pendant que le territoire attend, que les investissements patinent, que les projets bloquent faute d’un oui ou d’un non.
On se voit dans deux ans
Dans les entreprises, notamment celles qui répondent à des appels d’offres publics, l’attente devient mortifère. Obtenir une décision d’éligibilité prend désormais un à deux ans. Deux ans pour savoir si un projet peut vivre ou doit mourir. Deux ans où l’on gèle les recrutements, où l’on renonce à investir, où l’on survit tant bien que mal. Deux ans, parfois, qui suffisent à mettre une PME à genoux.
On le sait : sans décisions, il n’y a ni emploi, ni développement, ni éducation, ni avenir. Ce n’est pas de grands discours dont les territoires ont besoin, mais de réponses. Rapides. Claires. Engageantes. Bref : c’est oui ou c’est non… mais répondez.


