Les images de violence ou de dérapages font plus de clics, c’est un fait. Mais faut-il pour autant faire du sensationnalisme le seul filtre de l’information ? Cette jeunesse qui dédie des musiques au préfet, qui lance une hola au passage des pompiers venus secourir un festivalier, mérite tout autant — sinon plus — notre attention. Elle incarne une volonté collective de vivre ensemble, sans provocation ni destruction.
Sourires et chants
Clermont-Ferrand en a donné la preuve. Pas d’incidents majeurs, pas de dégradations. Juste des sourires, des chants, une foule compacte et joyeuse. C’est une image que beaucoup de médias auraient pu choisir de montrer. Ne serait-il pas temps que notre métier de journaliste cesse le copier-coller anxiogène pour réinventer sa mission ?
En rendre compte
Chercher ce qui élève, ce qui construit. Mettre en lumière une jeunesse qui prend soin d’elle-même et des autres. Oui, cela demande de creuser un peu plus loin que les faits divers. Mais c’est précisément là que se cache l’actualité de demain.
Ce soir-là, à Clermont, une jeunesse a prouvé qu’elle pouvait faire du bien. Encore faut-il qu’on lui tende le micro.
Par Marc-Alexis Roquejoffre, journaliste


